Du 16 au 23 août 2025, la Lejeune Académie a réuni plus de 60 jeunes au sein d’un l’établissement de Pau. Pendant une semaine, des étudiants et jeunes professionnels de 18 à 27 ans ont suivi cette université d’été, pour se former au combat pour le respect de la vie, abordant tant les aspects théoriques que concrets, au travers d’ateliers et conférences animés par des professionnels de différents secteurs.

Selon un sondage IFOP, 32% des 25-34 ans sont opposés à l’avortement contre seulement 16% des plus de 50 ans. Cela manifeste une évolution particulière au sein de la jeunesse française, a contrario de la récente constitutionnalisation de « la liberté de recourir à l’avortement ». Ce changement de mentalité amène à de nouvelles demande de la part de la jeunesse française qui cherche à lutter contre une pensée dominantes selon laquelle l’avortement serait un « droit » des femmes plus important que le droit à la vie des enfants. Pour le quatrième été de suite, la Lejeune Académie vient donner des clés de réponses et des moyens de s’engager, à cette jeunesse qui a soif de justice.

Une semaine pour la défense de la vie

Cette année, le cadre était sudiste. Les académiens se sont réunis à Pau pour une édition particulièrement riche. L’objectif de la semaine ? Se former pour mieux s’engager.
L’arrivée des 60 jeunes s’est faite le samedi 16 août dans la joie et l’incertitude pour beaucoup qui arrivaient sans forcément connaître d’autre jeunes. C’était sans compter sur le staff  (l’équipe organisatrice composée d’une dizaine de jeunes entre 20 et 24 ans) qui a instantanément pris les rênes de l’événement : un verre, un badge nominatif, et les discussions se lancent. La première soirée consacrée à l’installation de chacun se déroule joyeusement, avant de découvrir concrètement le programme quotidien. L’université propose une formule simple qui séduira tout ceux qui hésitent à donner une semaine de leur été pour se former : une conférence le matin et un atelier l’après-midi. Autour de cela s’articule différents éléments variables selon les desiderata des « académiens » (comme le sport à 6h50 et la messe dans la chapelle pour ceux qui le souhaitent), ou les spécificités du programme quotidien (présentation d’associations dans lesquelles s’engager, témoignages,…). Les thématiques vont du début de la vie jusqu’à son terme, sous l’angle de la philosophie, le droit, les témoignages et l’écoute de l’autre, avec une ligne directrice : la protéger

Une formation théorique et pratique

«  C’était l’alliage parfait entre la pratique et la théorie, en ayant l’opportunité de se former avec des intervenants très compétents ! » (un participant). En effet le succès de cette formation vient d’un savant mélange entre les conférences matinales et les ateliers de l’après-midi. Après les conférences du matin, les jeunes se divisent en six ateliers. Chaque académien doit en choisir un, qu’il suivra toute la semaine, coaché par un professionnel. L’idée est de mettre ses talents personnels au service de la vie, pour s’engager de manière concrète et efficace ! On trouve ainsi un atelier de rhétorique pour s’entraîner au débat et à l’argumentation instantanée, un atelier vidéo pour produire du contenu de qualité au service de la vie, un atelier management d’équipe et de projet pour former des leaders de la défense de la vie, un atelier communication pour apprendre à toucher le plus grand public possible, notamment par les réseaux sociaux, un atelier écoute pour savoir accompagner celles et ceux qui traversent des épreuves liées aux questions de la vie, et enfin un atelier journalisme pour être capable d’informer le grand public qui est bien souvent plongé dans le flou au cœur des sujets de bioéthique.  

Des amitiés appelées à durer

Si les académiens semblent avoir « vite compris comment [ils] pouvaient être utile[s] et s’engager », un autre mot ressort fréquemment : amitié. En effet, le programme n’est pas seulement bien fourni en formation, il l’est aussi en cohésion. Entre deux apéritifs, le staff  lance une course d’orientation à la découverte de la ville d’Henri IV pour souffler en fin de journée et découvrir le patrimoine local. On trouve même un peu de compétition avec des olympiades organisées en équipes de régions, qui doivent prouver qu’elles glissent le plus loin sur une bâche ou encore que les chaises musicales n’ont pas de secret pour elles. On peut ajouter à cela les danses plus ou moins improvisées et la soirée finale qui marque définitivement la semaine du signe des vacances entre amis, sans connaître ces amis six jours plus tôt.

Vianney, participant 2025

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